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Mes’Actualités
Lettre d’information/Newsletter n°58 : avril – juillet 2020
Le mot de la Présidente


 
 
Plus de deux mois de confinement après (selon des formats variables), dans quelle situation sont les Etats membres, les citoyens, les institutions européennes. En d’autres termes, à quoi ressemble « ce monde d’après » tant de fois évoqué et invoqué ?

Tous ont été mis à mal. L’heure est aujourd’hui à un premier bilan. On ne mesurera en effet que plus tard tous les effets de cette crise tant au niveau sanitaire qu’économique et social.  Mais cette fois, dans la bataille, on se demande où sont les vainqueurs. Le digital en est un, mais le recours au numérique à marche forcée  a laissé sur le bas-côté d’importantes fractions sociales et régionales. Il conviendra d’y être attentifs.  

L’UE et les États membres ajustent leurs budgets pour la relance et revoient leurs politiques. Le niveau infra-étatique, y compris interrégional, est aussi mobilisé pour aller au plus près des femmes et des hommes. A l’issue de cette épreuve, faisons le vœu de l’européanisation des politiques de santé et celui d’une augmentation conséquente des ressources propres de l’UE.

Enfin au niveau local, à l’issue du scrutin municipal, la MESA adresse tous ses vœux de réussite à Jeanne Barseghian et à son équipe afin qu’ils oeuvrent pour le bien-être social, la relance économique, la défense de nos valeurs et du siège du Parlement de Strasbourg. Une autre bataille qui nous vient du « monde d’avant » à poursuivre, car les opposants à Strasbourg sont sortis renforcés de la bataille que nous venons de traverser. Sur ce point, il conviendra aussi d’être attentifs.

 
Belles vacances à tous !

Natacha Ficarelli
 
Rétrospective : avril – juillet 2020 « La MESA innove sur Zoom »

– La MESA s’adapte aux circonstances exceptionnelles imposées par la crise du Coronavirus et, en pleine période de confinement,  lance sa toute première conférence sur Zoom le 7 avril traitant de l’actualité qui a touché le monde entier. Se sont réunis autour du thème « L’Europe de la santé », Frédérique Berrod, spécialiste de droit européen, Christophe Préault, directeur de la rédaction de « Toute l’Europe », Jean Sibilia, doyen de la Faculté de Médecine de Strasbourg. Le débat, animé par Natacha Ficarelli,  a permis aux intervenants de soulever, d’une part, les questions des lacunes de l’UE en matière de santé et, d’autre part, les réponses européennes face cette crise sans précédent qui pose de véritables défis pour l’avenir de l’Europe.

5 mai : présentation de l’ouvrage « Artisans de l’Europe » paru en septembre 2019 aux éditions « La Nuée Bleue », qui propose un retour sur les 70 ans d’histoire du Conseil de l’Europe, à travers 30 témoignages de personnalités ayant apporté leur contribution lors de moments-clés de l’institution. Nous avons pu réunir quatre des auteurs de l’ouvrage ainsi que son éditrice : Gabriella Battaini-Dragoni, Secrétaire générale-adjointe du Conseil de l’Europe, Ulrich Bohner, ancien Secrétaire général du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux et président d’honneur de la MESA, Denis Huber, Secrétaire exécutif du Groupe Pompidou et président de l’Amicale du Conseil de l’Europe, Alexandre Orlov, ancien Représentant permanent de la Russie auprès du Conseil de l’Europe entre 2001 et 2006, puis ambassadeur de Russie à Paris de 2008 à 2017), et enfin Mathilde Remaux, Directrice des éditions de la Nuée Bleue.
 

Mercredi 10 juin, la MESA, représentée par Francis Gutmann notre secrétaire général, a participé à une visio-conférence sur la thématique « La réponse de l’UE au Covid-19 et la coopération transfrontalière en temps de crise », organisée par l’association Citoyens & Territoires Grand Est, avec le soutien du bureau du Parlement européen en France et ses partenaires, l’association CRISTEEL, la MESA et les Jeunes européens – Lorraine. Sont intervenues les députés européennes Fabienne Keller et Evelyne Gebhardt  pour répondre aux nombreuses questions des participants soulevées lors d’un échange autour des enjeux et des défis engendrés par la crise, notamment au niveau transfrontalier entre la région Grand Est en France et les régions voisines en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne et en Suisse.  

– La conférence débat du 24 juin est à nouveau marquée par l’actualité de pandémie de COVID-19 mais portant son regard cette fois-ci sur son impact au sein des foyers, en l’occurrence sur l’accroissement des violences domestiques. Dans un débat animé par la vice-présidente de la MESA, Fernanda Gabriel, journaliste à la Radio-Télévision portugaise, de nombreux thèmes autour de l’égalité femmes-hommes en Europe ont été abordés, dont notamment le rôle de l’Europe et la réponse du droit européen à ces problématiques, mais aussi des problèmes plus généraux de l’éducation et des mentalités, en passant par les discriminations de genre dans la langue française. Les intervenantes présentes ; Anne Nègre, avocate au barreau de Versailles et présidente de University Women of Europe et Anna Matteoli, directrice du Centre d’information sur les Droits des Femmes et des Familles du Bas-Rhin, et chargée d’enseignement à la faculté de droit de Strasbourg, se démarquent toutes deux par un fort engagement dans la lutte pour le droit des femmes.
 

– Mardi 7 juillet  sur Zoom,  la MESA a invité Carlos Coehlo et Jo Leinen, deux anciens députés européens, ainsi que Birte Wassenberg, professeure à l’IEP de Strasbourg, à participer à notre conférence-débat sur l’avenir de l’ouverture des frontières, organisée à l’occasion du 35e anniversaire de la signature de l’accord de Schengen et animée par le président d’honneur de la MESA, Ulrich Bohner.   Lors de ces échanges,  de nombreux thèmes ont été abordés autour de l’essence des frontières en Europe, de leur rétablissement brutal et non concerté au début de la crise et de l’expression « une Europe sans frontière », avec au cœur du débat l’importance de l’espace Schengen, non seulement pour l’intégration et le fonctionnement de l’Union européenne, mais aussi, ce qu’a notamment révélé la crise sanitaire, pour la vie quotidienne des citoyennes et citoyens de l’UE.
 La rediffusion de toutes les conférences Zoom de la MESA est accessible  sur la chaîne YouTube, à l’adresse suivante : https://www.youtube.com/channel/UC-37FixId22jI_U1p5APxKw
L’Europe, c’est ici !


© Interreg Rhin Supérieur – European Union – European regional development fund


INTERREG, 30 ans de coopération européenne transfrontalière – Ces réalisations qui nous concernent

 
ArtRhéna, TriRhénaTech, MobiPamina, ces noms ne vous disent rien? « MES’Actualités » vous présente ces trois programmes transfrontaliers à l’occasion des 30 ans d’INTERREG : un programme européen transfrontalier, précieux pour notre territoire, aux objectifs et fonctionnement pourtant souvent méconnus des citoyens européens.
 
Sur la période 2014-2020, INTERREG a financé 79 programmes de coopération comportant plusieurs volets :
– INTERREG A pour des programmes de coopération transfrontaliers comme INTERREG Rhin Supérieur, https://www.interreg-rhin-sup.eu/
– INTERREG B pour des programmes transnationaux,
– INTERREG C pour des programmes de coopération interrégionaux.

INTERREG Rhin supérieur s’inscrit dans le cadre de la stratégie européenne « Europe 2020 » dont les objectifs sont les suivants : création d’emplois, compétitivité, croissance économique, enseignement supérieur, recherche et développement, amélioration de la qualité de vie et développement durable (le diagramme circulaire ci-dessous présente les bénéficiaires de ce programme).
 
Périmètre de l’INTERREG Rhin supérieur

 
De 2014 à fin 2020, le 5e programme INTERREG Rhin Supérieur porte sur quatre territoires stratégiques de coopération : l’Alsace, le Bade-Wurtemberg, la Rhénanie- Palatinat et la Suisse (c. f. carte ci-dessus). Le programme INTERREG V Rhin Supérieur suit la politique de cohésion de l’Union européenne avec un objectif de coopération territoriale, visant à diminuer les inégalités économiques, sociales et territoriales entre les différents territoires de l’espace Rhin Supérieur.
 
L’organe financier d’INTERREG est le Fonds européen de développement régional (FEDER)*. Le FEDER ne couvre pas l’intégralité du financement de chaque projet mais cofinance des actions avec les porteurs de projets ou les États concernés. Depuis 1989, le programme INTERREG Rhin Supérieur a cofinancé plus de 800 projets, dont environ 300 microprojets depuis 2002 pour un budget de plus de 255 millions d’euros.
Sur la période 2014-2020, le budget total d’INTERREG V est de 210 millions d’€ avec un taux de cofinancement FEDER de 50 à 60%.

INTERREG repose sur des partenariats forts entre différents acteurs institutionnels du territoire concerné. Les partenaires du programme INTERREG V Rhin Supérieur composent le comité de suivi, à titre d’exemple et de manière non exhaustive : la région Grand Est, les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, la République Fédérale d’Allemagne, le land du Bade-Wurtemberg, le canton de Bâle-Ville, la Commission européenne. Ces partenaires ont une double mission : sélectionner les projets candidats et assurer le suivi du programme.

Les partenaires chapeautent l’ensemble de la programmation pour mener à bien les projets sur les périodes données. Les échanges entre eux sont donc permanents et cruciaux, car ils sont les acteurs effectifs de la réalisation et de l’encadrement des projets. Chaque partenaire, institutionnel ou non, a sa singularité et son rôle spécifique et la coordination multilatérale assure l’entente nécessaire au bon fonctionnement du programme.

À titre d’exemples, mentionnons succinctement les trois programmes stratégiques d’INTERREG évoqués plus haut : TriRhénaTech, ArtRhéna, et MobiPamina.
 
TriRhénaTech (2016-2018) :
La finalité de TriRhénaTech était de structurer la coopération entre grandes écoles en sciences appliquées dans le Rhin supérieur, en établissant une gouvernance commune autour des acteurs clés de la recherche appliquée. Afin d’assurer une visibilité transfrontalière au réseau, un bureau pérenne a assuré le dialogue inter-établissements et encouragé les partenariats scientifiques ainsi que la mobilité des élèves et l’offre de formation transfrontalière.
Les régions participantes à TriRhénaTech étaient le Bade-Wurtemberg, la Rhénanie-Palatinat, l’Alsace et la Suisse. Les écoles participantes et les porteurs de projets étaient :
la Hochschule Offenburg, la Fachhochschule Nordwestschweiz, la Hochschule Karlsruhe, Hochschule Furtwangen, Alsace Tech et la Hochschule Kaiserslautern.
Le FEDER a cofinancé 145 300€ soit 50% du coût éligible de 290 600€, pour un coût final global du projet de 317 660€.
 
ArtRhéna (2018-2021) :
Le projet ArtRhéna s’inscrit dans la catégorie « Tourisme, Patrimoine, Culture, et Sport ». Son objectif est de développer un projet culturel transfrontalier, porteur d’attractivité, de développement touristique et économique et de création d’emplois non délocalisables pour l’ensemble du territoire. Les porteurs de projet ont décidé de construire un centre culturel à large capacité d’accueil et à programmation interculturelle. Celui-ci sera situé sur l’axe franco-allemand Colmar-Fribourg, axe le plus important du Rhin supérieur après Strasbourg-Kehl. Son nom, ArtRhena, est fortement évocateur de rassemblement des citoyens mais aussi de créativité artistique et de réflexion personnelle. La programmation culturelle et artistique sera confiée à un responsable en concertation avec le comité de pilotage franco-allemand, qui veillera à un bon équilibre entre les sources d’inspiration. Elle présentera des offres naturellement accessibles à un public binational : un programme musical important et varié, un programme de danse et d’expositions…
En complément de sa programmation culturelle, ce centre accueillera des conférences, séminaires, rencontres associatives et institutionnelles. Il assurera aussi un rôle touristique comme relais des Offices de Tourisme du Pays Rhin-Brisach et de Breisach am Rhein.
Les régions participantes sont le Bade-Wurtemberg et l’Alsace.
Le FEDER prévoit de cofinancer 2 000 000€ sur les 4 000 000€ éligibles.
 
MobiPamina (Palatinat du Sud, Mittlerer Oberrhein, Nord Alsace) (2019-2021) :
Le projet s’inscrit dans la catégorie « Mobilités, transport ».
Le projet MobiPamina a pour objectif le développement d’une mobilité multimodale, en réactivant en particulier la ligne ferroviaire Karlsruhe-Rastatt-Haguenau-Saarbrücken de manière durable. Ce projet permet de pallier le manque de liaison actuelle est-ouest, Baden-Alsace. Une étude de faisabilité examinera les conditions dans lesquelles cette liaison ferroviaire actuellement désaffectée peut être réactivée et comment la mobilité transfrontalière dans l’Euro district PAMINA peut être améliorée en général. Les régions participant à MobiPamina sont le Bade-Wurtemberg, la Rhénanie-Palatinat et l’Alsace. Le FEDER prévoit de cofinancer 327 250€, sur les 654 500€ éligibles.
 
Dernière minute : la réponse d’INTERREG à la crise du Coronavirus !
En ces temps difficiles de pandémie, les programmes INTERREG se sont mis en veille, d’une part, suite à la fermeture précipitée et non-coordonnée des frontières et, d’autre part, du fait de l’urgence de la situation nécessitant de se concentrer sur des priorités nationales.
Cependant, sur le territoire tri-national transfrontalier (France, Allemagne, Suisse), une entraide a été mise en œuvre incluant en particulier des transferts de patients gravement atteints. C’est la preuve qu’en dépit de blocages administratifs, la solidarité humaine a pu effacer les frontières : une très belle illustration de l’ambition d’INTERREG:  « Dépasser les frontières, projet après projet ».
Notons enfin qu’INTERREG intégrera dans son développement futur le programme « EU-for-Health » en cours d’élaboration.
 
Sources : Nous remercions Anne-Sophie Mayer, chargée de communication du programme INTERREG Rhin supérieur, pour son aimable disponibilité lors de l’entretien réalisé le 18 juin. https://www.interreg-rhin-sup.eu/
 
Par Camille Beller, stagiaire à la MESA avec Annette et Jean-Claude Thierry, membres du bureau.
* Le Fonds européen de développement régional ou FEDER a pour objectif de corriger les déséquilibres existants entre les régions en soutenant les programmes en faveur de la politique de cohésion économique et sociale de l’UE. Il accorde une part plus ou moins importante des fonds en fonction des différents programmes qui suivent des objectifs stratégiques orientés le plus souvent autour de l’innovation et la recherche, la stratégie numérique, le soutien aux PME et l’économie sobre en carbone. Dans les régions les plus développées, au moins 80% des fonds doivent être consacrés à au moins deux de ces priorités pour que le programme soit soutenu et financé par le FEDER.
Ça s’est passé à Strasbourg
© MESA
 
Le 18 juin 2020, Strasbourg a hissé les couleurs de la Grèce, le drapeau bleu et blanc,  sur   le parvis de l’Hôtel de Ville, aux côtés des couleurs de l’Europe, afin de célébrer la présidence grecque du Comité des ministres du Conseil de l’Europe, dont la passation avec la Géorgie eut lieu le 15 mai 2020. La présidence grecque durera 6 mois, avant de passer le relais, en novembre, à la présidence allemande.
 
Fidèle à la tradition, la ville de Strasbourg a inauguré la décoration d’une rame de tram arborant un symbole où s’entremêlent Grèce, Europe et l’Humain en son centre. Un symbole qui illustre les valeurs centrales du Conseil de l’Europe ; Droits de l’Homme, État de droit et Démocratie, mais qui en temps de pandémie se promet aussi de mettre l’accent sur la protection de la santé publique.
 
En l’honneur de cette présidence grecque, qui s’annonce riche en événements d’ordre culturel, la MESA, accompagnée de l’association Alsace-Crète, vous propose à la rentrée de découvrir trois films autour de l’emblématique actrice grecque Melina Mercouri au cinéma l’Odyssée de Strasbourg. En outre, une conférence sur les lois de Gortyne, cet ancestral code civil gravé en Crète sur des murs de pierres datant du 5ème siècle avant Jésus-Christ, est également prévue pour le mois d’octobre. Sous ces belles perspectives, nous nous réjouissons de vous retrouver à la rentrée et vous partageons ci-dessous quelques liens pour de plus amples informations.
 
https://www.coe.int/fr/web/presidency/-/greek-chairmanship-strasbourg-inaugurates-a-tramway-train-in-the-colours-of-the-hellenic-flag
https://coegreekchairmanship2020.gov.gr/social-media/?lang=fr
https://www.coe.int/en/web/deputy-secretary-general/-/ceremonie-de-lever-des-couleurs-en-l-honneur-de-la-presidence-grecque-du-comite-des-ministres-du-conseil-de-l-europe
https://coegreekchairmanship2020.gov.gr/e-chairmanship-presidence-numerique/?lang=fr
 
Par Maëlys Girault et Camille Beller, stagiaires à la MESA
Agenda septembre – novembre 2020

19 – 20 septembre : Village des associations – Parc de la Citadelle.

2 octobre : AG de la MESA

1er octobre – 22 octobre – 12 novembre : Projections de films sur Melina Mercouri au cinéma l’Odyssée.
 

La vie de la MESA

La Maison de l’Europe Strasbourg-Alsace a tenu une réunion de bureau le 9 juin, sur Zoom, le contexte obligeant, afin de planifier ses actions à partir de la rentrée de septembre.

La MESA a également eu le plaisir d’accueillir deux stagiaires jusqu’à la fin du mois de juillet : Camille Beller et Maëlys Girault.
La MESA recrute
 
La Maison de l’Europe Strasbourg-Alsace recrute des stagiaires, entre septembre 2020 et juillet 2021. Les stages peuvent durer jusqu’à deux mois. Bien que non rémunérés, ils peuvent être validés dans un cursus de formation au moyen d’une convention de stage signée avec l’Université. Les stagiaires participeront aux nombreuses activités de la MESA et pourront retirer de leur expérience une précieuse autonomie dans des tâches relevant de l’événementiel, la communication, la sensibilisation et l’administration.
Vous serez amené à prendre contact avec les Institutions européennes à Strasbourg, à participer aux activités et à la vie quotidienne de l’association, à organiser des conférences-débats sur les questions européennes, à actualiser le site internet et les réseaux sociaux de la MESA, à rédiger des articles… Si vous êtes intéressé.e.s, veuillez envoyer un CV et une courte lettre de motivation par mail en indiquant la période de stage souhaitée à l’adresse suivante : secretariat.mesa@gmail.com.
Adhérez à la MESA
L’image du mois
© https://www.eu2020.de/eu2020-fr/aktuelles/artikel/allemagne-pr%C3%A9sidence-du-conseil-de-l-ue-porte-de-brandebourg/2360930
 
Le premier juillet 2020, la porte de Brandebourg (Brandenburger Tor en allemand), emblème de la capitale allemande, s’est illuminée pour marquer la succession de l’Allemagne à la présidence du Conseil de l’Union européenne sur les six prochains mois. Pour symboliser cette nouvelle présidence, le logo créé et projeté sur la façade du monument berlinois représente le ruban de Möbius, du mathématicien allemand éponyme. L’entrelacement des surfaces intérieures et extérieures illustre le mot d’ordre d’une Europe inclusive et innovante ou, selon les termes de la Chancelière Angela Merkel, « Tous ensemble pour relancer l’Europe ».
 
C’est dans une Europe affaiblie par la pandémie de Covid-19, que l’Allemagne endosse la difficile tâche de surmonter une des épreuves les plus conséquentes à laquelle l’Union européenne s’est vu confrontée. Dans ce contexte, le terme de « relance » prend tout son sens et va déterminer les deux priorités du programme de la présidence : d’une part, pallier les répercussions économiques et sociales de la crise et, d’autre part, donner un nouvel élan au projet européen. Ainsi, l’enjeu central et prioritaire pour les dirigeants européens sera de s’accorder sur le plan de relance, ainsi que sur le budget pluriannuel pour la période  2021-2027. (Voir l’article sur le chiffre du mois).  
 
Le 8 juillet, Angela Merkel a prononcé devant le Parlement européen à Bruxelles un discours empreint d’une tonalité émotionnelle, témoignant de son engagement pour renouveler l’Europe. Le programme se décline en 5 axes principaux. En raison de la situation inédite de la pandémie et de la restriction des droits et libertés qu’elle a impliquée, la Chancelière a insisté sur le respect des valeurs chères à l’Union européenne, que sont l’État de droit, les principes démocratiques et la liberté. Le deuxième point de son discours aborde l’importance de la cohésion pour une Europe plus unie et plus forte aussi bien à l’intérieur, que sur la scène internationale. Il s’agit d’apporter une réponse aux problèmes immédiats soulevés par la crise sanitaire, mais aussi, et cela fait l’objet de ses derniers points, de faire avancer l’Europe sur les problématiques de l’avenir, telles que la transition écologique pour une Europe plus durable, le fameux Green Deal ou Pacte vert,  et l’innovation pour une Europe qui s’adapte aux enjeux de l’ère numérique. Enfin, une Europe plus forte est aussi une Europe souveraine et indépendante qui assume ses responsabilités au plan international pour façonner l’avenir de l’ordre mondial.
 
C’est un programme très ambitieux que l’Allemagne propose à l’Union européenne, mais c’est confiante en l’Europe qu’Angela Merkel lance son appel et proclame « Je crois en l’Europe » (« Ich glaube an Europa », citation tirée du discours prononcé devant le Parlement européen).
Lien pour plus d’informations : https://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/eu-affairs/20200624STO81905/ll-allemagne-prend-la-tete-de-la-presidence-du-conseil-de-l-ue

Sources : Discours de la chancelière au Parlement européen de Bruxelles https://multimedia.europarl.europa.eu/de/plenary-session_20200708-0900-PLENARY_vd
Programme de la présidence : https://www.eu2020.de/eu2020-fr

 
Par Maëlys Girault et Camille Beller, stagiaires à la MESA
Le chiffre du mois

750 milliards d’euros

« Next Generation EU » : un grand plan de relance pour réparer les dommages et préparer l’avenir pour la prochaine génération.


Le coronavirus (Covid-19) a ébranlé l’Europe et le monde jusque dans leurs fondations, mettant à l’épreuve les systèmes de soins de santé et de protection sociale, nos sociétés, nos économies et la manière dont nous vivons et travaillons ensemble. Pour protéger les vies et les moyens de subsistance, réparer le marché unique et construire une reprise durable et prospère, la Commission européenne propose d’exploiter tout le potentiel du budget de l’Union.
Le plan de relance de l’Union européenne (UE) pour une reprise durable, homogène, inclusive et équitable pour tous les États membres propose de créer un nouvel instrument « Next Generation EU », doté de 750 milliards d’euros empruntés sur les marchés financiers, inscrit dans un budget à long terme avec pour priorité les actions nécessaires pour stimuler au niveau européen :
  • la reprise,
  • la résilience,
  • l’ancrage dans les deux transitions prioritaires que sont la transition digitale et la transition écologique.
L’instrument « Next Generation EU », doté d’une enveloppe de 750 milliards d’euros, ainsi que des renforcements ciblés du budget à long terme pour la période 2021-2027, porteront à 1,85 billion d’euros (soit 1850 milliards d’euros) la capacité financière totale du budget de l’Union.
L’instrument « Next Generation EU » mobilisera des fonds en relevant temporairement le plafond des ressources propres à 2 % du revenu national brut de l’Union, ce qui permettra à la Commission d’utiliser sa note de crédit solide pour emprunter 750 milliards d’euros sur les marchés financiers.
Parvenir à un accord politique rapide sur l’instrument « Next Generation EU» et le budget global de l’UE pour 2021-2027 au niveau du Conseil européen d’ici à juillet est nécessaire pour donner une nouvelle dynamique à la relance et doter l’UE d’un outil puissant pour remettre l’économie sur pied et construire pour l’avenir.
 
Les fonds supplémentaires seront acheminés par l’intermédiaire des programmes de l’Union et remboursés sur une longue période dans le cadre des futurs budgets de l’Union – pas avant 2028 et pas après 2058.
Pour que cela puisse se faire d’une manière équitable et partagée, la Commission proposera de nouvelles ressources propres.
 
En outre, afin que des fonds soient disponibles dès que possible pour répondre aux besoins les plus urgents, la Commission propose de modifier le cadre financier pluriannuel actuel pour la période 2014-2020 de façon à débloquer des crédits supplémentaires de 11,5 milliards d’euros dès 2020.
 
Dans ce contexte de crise inédite, la Commission a également proposé un nouvel instrument de soutien temporaire à l’atténuation des risques de chômage en situation d’urgence (Support to Mitigate Unemployment Risks in an Emergency, SURE) pour aider et protéger les emplois et les travailleurs touchés par la pandémie de coronavirus. Il fournira une assistance financière allant jusqu’à 100 milliards d’euros au total, qui prendra la forme de prêts octroyés par l’UE aux Etats membres à des conditions favorables.
 
Les trois piliers pour les investissements des fonds mobilisés autour de « Next Generation EU » sont les suivants :
1. Soutenir les États membres en matière d’investissements et de réformes
2. Relancer l’économie de l’Union en attirant des investissements privés
3. Tirer les enseignements de la crise




La relance de l’économie ne signifie pas revenir à la situation d’avant la crise, mais aller de l’avant.
Nous devons réparer les dommages à court terme causés par la crise tout en investissant également dans notre avenir à long terme. Tous les fonds mobilisés par l’intermédiaire de l’instrument «Next Generation EU» seront dirigés, au moyen de programmes de l’UE, vers le budget à long terme de l’Union remanié.
Cette proposition ambitieuse de la Commission est en discussion actuellement au Conseil de l’UE. Elle devra  recueillir l’accord des chefs d’état et de gouvernement qui se réuniront, pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire, en présentiel au Conseil européen du 17 au 18 juillet prochain à Bruxelles. Enfin, le Parlement européen devra approuver ce nouveau plan avant son entrée en vigueur le 1er janvier 2021 prochain.

Sources :
Communiqué de presse de la Commission européenne, Bruxelles du 27 mai 2020 : « L’heure de l’Europe : pour réparer les dommages et préparer l’avenir pour la prochaine génération »
Conférence Zoom de la Fondation Robert Schuman, du 23 juin 2020 « Donner de l’ambition au cadre financier pluriannuel 2021-2027 ».
 
D’après :
  • Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne,
  • Commission euroéenne,
  • Maroš Šefčovič, Vice-président de la Commission, chargé des relations interinstitutionnelles et de la prospective.
Par Jean-Claude Thierry, membre du bureau

Les ressources du budget, « une divine surprise ! »


 » Next Generation EU, une divine surprise

Les quatre verrous de l’Union européenne qui auraient sauté, selon Alain Lamassoure, ancien député européen (extrait de la conférence Zoom de la Fondation Robert Schuman, du 23 juin 2020 « Donner de l’ambition au cadre financier pluriannuel 2021-2027 ») :

– toute dépense engendrée par des politiques communautaires doit être financée par le budget européen et par lui seul,

– le plafond invisible (1,2%, mais en pratique de 1%) du budget européen est pulvérisé et va doubler,

– l’Union européenne se doterait d’une capacité d’endettement doublement révolutionnaire : un emprunt gigantesque et un budget comportant une section d’investissement financée par l’emprunt,

– l’Union européenne reconnaitrait la nécessité de créer des ressources propres.
Quand ce qui paraissait impossible et quand ce dont personne ne parlait en dehors des spécialistes depuis 30 ans devient réalité ».
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Mes’Actualités

Newsletter/Lettre d’information n°57 – Janvier-mars 2020

Le mot de la Présidente

 

Andrà tutto bene?
 

L’Europe est mise à l’épreuve. Elle est attendue tant par les réponses qu’elle sera en capacité d’apporter d’un point de vue sanitaire, que d’un point de vue économique ; ce qui aura forcément des incidences sur sa propre santé politique.

L’Europe est attendue. Pourtant jusqu’ici les Etats membres n’ont pas jugé utile ou pertinent de s’entendre pour faire de la santé une politique commune. Mais qui, au-delà des experts et des étudiants, sait que la santé n’est pas une compétence communautaire ? Ce que voient les opinions, c’est la réapparition des frontières, les masques qui ne circulent pas entre les Etats, la solidarité qui peine à s’organiser entre les hôpitaux… et non pas les limites de l’exercice politique. Forcément ! Les Européens sont malades. Dans ce contexte l’Italie vit un drame particulier : après avoir pris sa part dans la crise migratoire, c’est aujourd’hui la Péninsule qui comptabilise le plus grand nombre de morts dus au coronavirus. Et ses habitants se sentent une nouvelle fois abandonnés. Le spécialiste Marc Lazar nous met en garde sur ce point et publie dans Le Monde une tribune : « Plus l’Italie fait nation face à l’épidémie, plus elle s’éloigne de l’Union européenne ». Dans cette épreuve, on peut craindre la diffusion de cet autre virus : l’absence de coordination politique dans ce domaine particulièrement sensible est susceptible de gangrener tout l’édifice. Alors comment faire entendre que la réaction en ordre dispersé des Etats est le coût de la non-Europe dans le secteur de la santé ? Qu’elle est de leur propre responsabilité à vouloir garder la santé dans leur domaine réservé ?

Pour cela, il faut faire valoir que, dans cette polycrise, l’Europe agit dans les domaines où elle a la main. Des mesures ont été prises : dès le mois de février, la Commission a débloqué 10 millions d’euros pour la recherche, puis 140 millions en mars ; la Banque centrale européenne a pour sa part sorti 1000 milliards d’euros pour soutenir l’économie. Le Parlement européen a approuvé le déblocage de 37 milliards d’euros provenant des fonds européens disponibles pour l’investissement dans les régions les plus touchées par le coronavirus ainsi que l’extension du Fonds de solidarité de l’UE pour les Etats membres en 2020. La réponse est rationnelle, mais le ressenti face à la maladie ne l’est pas toujours. D’autres réponses doivent être trouvées.

« L’Europe se fera dans les crises et elle sera la somme des solutions apportées à ces crises », écrivait Jean Monnet.  Alors, espérons que cette crise-là puisse provoquer, au-delà de l’instauration possible des coronabonds, un grand bond en avant de la réalisation d’une Europe de la santé et nous faire éviter de nouveaux drames. Sans considérer qu’ils s’en lavent les mains (bien au contraire !), nous attendons ce geste barrière de la part des Etats ! Et là, tout ira bien (andrà tutto bene).
                             
                            
Natacha Ficarelli

Rétrospective : janvier 2019-mars 2020

Visite de la Pharmacopée européenne (EDQM), le 30 janvier 2020.


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Conférence sur le thème de « 70 ans du Conseil de l’Europe : et maintenant ?  » avec Marija Pejcinovic Buric, Secrétaire générale du Conseil de l’Europe, le 11 février 2020.


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Rencontres fédérales des Maisons de l’Europe à Scy-Chazelles du 12 au 15 mars 2020. Juste avant les décisions de confinement pour le COVID-19, les rencontres de la Fédération Française des Maisons de l’Europe se sont tenues à Scy-Chazelles et à Metz, à l’invitation du Centre européen Robert Schuman et du Conseil départemental de la Moselle, à l’occasion du 70e anniversaire de la Déclaration de Robert Schuman.  L’Assemblé générale de la FFME, tenue le samedi 14 mars au Couvent des récollets, a conduit à la réélection de Martine Buron comme Présidente et d’Ulrich Bohner  au Comité Directeur pour 3 ans. Les Rencontres du printemps 2021 devraient se tenir à Bourg-en-Bresse.

Au cours des ateliers, Richard Stock, Directeur du Centre Robert Schuman et Président d’EUNET, a notamment présenté un jeu de simulation « Nature et pouvoir » destiné essentiellement aux classes de lycée. Ce jeu, et d’autres peuvent être consultés sur le site. Anna Rurka, Présidente de la Conférence des OING (Organisations internationales non gouvernementales) du Conseil de l’Europe a notamment présenté un travail de cette organisation sur les « compétences pour une culture de la démocratie ». Il peut être consulté sur le site. Une visite au Musée de la Guerre de 1870 à Gravelotte a clôturé les travaux.

Un compte-rendu complet des journées pourra être consulté sur le site de la FFME.


Journée civique et citoyenne sur la Citoyenneté européenne au Lieu d’Europe à Strasbourg, le 17 février 2020. La Ligue de l’enseignement du Bas-Rhin a organisé une journée sur la citoyenneté européenne à laquelle 12 volontaires en service civique ont pu participer. Julie, notre volontaire en service civique, a participé à l’élaboration et à l’animation de cette journée qui s’est tenue au Lieu d’Europe. Au programme, un Euroquizz qui leur a permis d’approfondir leurs connaissances, une simulation de vote au Parlement européen, et la participation à une émission de radio (RCF).

L’Europe, c’est ici !

La crise sanitaire du Covid-19 soulève des craintes en Europe, mais suscite également une solidarité européenne capable de sauver des vies.
 

Le Grand-Est est l’une des régions les plus touchées de France. Les hôpitaux sont engorgés et le personnel médical, particulièrement mis à contribution, intervient sur le terrain au péril de leur propre vie. Dans ce contexte d’engorgement, la région allemande du Bade-Würtemberg, voisine du Grand-Est, a proposé son aide dans l’accueil des patients et a l’intention d’augmenter ses capacités d’accueil pour continuer sur cette lancée. Pour l’instant, 12 lits ont été mis à disposition. Le Luxembourg et la Suisse aussi ont proposé leur aide.
 
Ce contexte révèle qu’une ébauche de solidarité européenne s’esquisse à nos portes. Cette épreuve souligne aussi qu’une plus grande intégration dans le domaine de la santé est indispensable. Encore une fois, ne nous trompons pas d’analyse : la crise révèle le manque, la faiblesse d’une politique du fait de la frilosité des Etats de s’engager sur ce terrain, non l’échec de l’Europe.

L’Europe, ici, à la maison

De nombreuses mesures exceptionnelles sont mises en place en situation de crises. Aujourd’hui, les écoles, les collèges et les lycées ont fermé leurs portes. Mais pas de panique ! Internet est la solution, car oui, l’Europe s’invite aussi à la maison, pour vos enfants, dans une ambiance ludique et divertissante. Faites découvrir l’Europe à vos enfants grâce à Toute l’Europe et ses rubriques spéciales pour enfants. 
Confinement – restez connecté.e.s et participez à nos débats : « l’Europe à la MESA »

La France ainsi que le monde entier connaissent une situation inédite. La crise du Covid-19 nous conduit à mettre en veille nos activités d’échange in situ. Mais nous continuons de réfléchir à distance aux possibilités d’action dans ce contexte très spécifique.

 
La MESA reste donc active et explore des solutions innovantes pour continuer d’échanger avec le public et ses adhérents. Dans cette perspective nous lançons notre programme « L’Europe à la MESA », le 7 avril à 17h30 sur le thème : « La crise sanitaire : quelles réponses de l’Europe ? Quelles solidarités, quelles fractures en Europe ? », en partenariat avec Toute l’Europe qui suit ce dossier.  Christophe Préault, Directeur de la rédaction de Toute l’Europe participera au débat aux côtés de Frédérique Berrod, professeure à Science-Po de Strasbourg. Rendez-vous sur l’application Zoom (informations à venir par mail et sur les réseaux sociaux). 
La MESA à la conquête des jeunes 

La crise sanitaire que nous vivons met la MESA en veille mais n’empêche pas l’émergence de nouvelles idées pour l’après-crise.
Forte de ses événements passés auxquels le public a toujours répondu « présent », la MESA souhaite initier de nouvelles activités tournées vers un public jeune. En effet, il nous a semblé important d’impliquer les jeunes à une plus grande échelle, tant le rôle dans le futur de l’Europe est important. N’est-ce pas eux qui vont construire l’Europe de demain ?

 
 
La MESA souhaite à ce titre mettre en place des cafés européens en partenariat avec les étudiants étrangers. En quoi cela consiste-il ? Une fois par mois, nous nous retrouverions au sein d’un café pour passer une soirée basée sur le thème d’un pays européen. Cette soirée sera animée par des étudiants étrangers qui auront le plaisir de nous faire découvrir la culture de leur pays, sa gastronomie, sa langue, son histoire… C’est une belle opportunité pour découvrir la richesse de l’Europe, d’échanger sur nos points communs et nos différences et pour faire de nouvelles rencontres.
Agenda – avril-mai 2020
 
7 avril : L’Europe à la MESA, à 17h30 sur Zoom, avec Christophe Préault et Frédérique Berrod sur le thème « La crise sanitaire : quelles réponses de l’Europe ? Quelles solidarités, quelles fractures pour l’Europe ?« 
 
9 mai : Fête de l’Europe

La MESA recrute

La Maison de l’Europe Strasbourg-Alsace recrute des stagiaires, entre septembre 2020 et juillet 2021. Les stages peuvent durer jusqu’à deux mois. Bien que non rémunérés, ils peuvent être validés dans un cursus de formation au moyen d’une convention de stage signée avec l’Université. Les stagiaires participeront aux nombreuses activités de la MESA et pourront retirer de leur expérience une précieuse autonomie dans des tâches relevant de l’événementiel, la communication, la sensibilisation et l’administration.

Vous serez amené à prendre contact avec les Institutions européennes à Strasbourg, à participer aux activités et à la vie quotidienne de l’association, à organiser des conférences-débats sur les questions européennes, à actualiser le site internet et les réseaux sociaux de la MESA, à rédiger des articles…  

Si vous êtes intéressé.e.s, veuillez envoyer un CV et une courte lettre de motivation à la MESA par mail en indiquant la période de stage souhaitée à l’adresse suivante : secretariat.mesa@gmail.com.

La culture strasbourgeoise et européenne à travers la musique


Le Chœur philharmonique de Strasbourg, en association avec les Percussions de Strasbourg et en partenariat avec la MESA et Alsace-Crète, organise un événement incontournable de la vie culturelle strasbourgeoise.
 
C’est au cœur de la métropole européenne que l’orchestre vous propose, ce vendredi 19 juin prochain, au Palais de la Musique et des Congrès, une représentation du Canto General, oratorio culte du fameux compositeur grec, Mikis Theodorakis, sur un livret du poète chilien Pablo Neruda.
  
Eloge de la nature et de la fraternité, le Canto General met en musique les textes du recueil éponyme de Pablo Neruda. Si la composition de Theodorakis nous plonge dans un mélange de culture grecque et sud-américaine, cette œuvre traduit aussi les valeurs placées au cœur du projet européen, telles que la démocratie, la paix ou encore la liberté.
 
Vous pouvez prendre part à cette aventure musicale et humaine en participant à leur campagne de financement. De belles contreparties vous attendent !

C’est par ici.
 
Une information sera diffusée par la MESA lorsque la billetterie sera ouverte.

 
L’image du mois
 
La MESA a accueilli Audrey, sa nouvelle stagiaire pour la période qui s’étend de mars à avril. Audrey est étudiante en master « droit de l’Union européenne » à Nancy. En cette période de confinement, Audrey continue son stage à distance, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec motivation et sourire.  

Avec son café, son ordinateur et même son chat comme compagnie, le cadre professionnel s’apparente bien plus à un cadre personnel.

Ne nous laissons pas abattre, gardons le sourire, soyons prudents, pensons aux autres et remercions sans faille ceux qui se battent pour nous.


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Les chiffres du mois
 

410 milliards de coronabonds ?
 
Initiative inédite de la part de neuf gouvernements de la zone euro, dont la France, la clause de circonstance exceptionnelle a été activée afin de créer des obligations européennes destinées à financer l’après-coronavirus pour un montant de 410 milliards d’euros. Cette initiative traduirait  la possibilité d’une solidarité financière européenne dans un contexte de crise. Mais certains Etats, comme l’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande s’y opposent.

 
20 kilos
 
Dans la capitale autrichienne, l’écologie est synonyme de culture. Vienne a décidé de récompenser les économies de carbone que font ses citoyens. Deux semaines sans voitures sont égales à 20 kilos d’économie de carbone. Une telle économie est récompensée par un jeton culture qui donne un accès à un musée, un théâtre ou une salle de concert partenaires du projet.
 
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Mes’Actualités

Newsletter/Lettre d’information N°56 – septembre – décembre 2019

Le mot de la Présidente



                             
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Tout est en place : une nouvelle séquence européenne est lancée, une fusée à plusieurs étages.

Au Conseil de l’Europe, une brillante et ambitieuse Secrétaire générale d’origine croate, Marija Pejčinović Burić, a succédé à Thorbjørn Jagland  le 15 octobre  dernier. Nous l’accueillerons dans le cadre d’une conférence qu’elle donnera le 11 février 2020.

Au sein de l’Union européenne (UE), avec un renouvellement de 61% de ses membres, le Parlement européen s’est immédiatement mis à l’ouvrage avec une prise de rôle d’une ampleur inédite lors des auditions publiques des candidats à l’investiture au collège des commissaires. Un positionnement salutaire pour la démocratie. Et de nouvelles alliances aussi…

A l’issue du processus, la Commission européenne, réunie autour de sa nouvelle présidente, Ursula von der Leyen, a marqué ses priorités ; au premier chef le « Pacte vert » pour l’Europe (« Green Deal »). Même si le vert n’est pas une couleur nouvelle, ni même une couleur très à la mode (comme l’illustrent les conclusions de la COP25), qu’il est doux de voir se dessiner au sein de l’UE un « deal » embarquant toutes les  politiques – au-delà des politiques climatique, agricole, énergétique et de transports –  dans une  dynamique de transition écologique elle-même source de croissance pour l’UE !

Du côté des États membres, à la veille des fêtes et à l’issue des élections législatives britanniques, pour ne pas se fâcher, on omettra volontiers de parler du brexit (qui ne mérite pas une majuscule) et des modalités de sortie de notre allié qui se profilent au 31 janvier. On évitera aussi le sujet des atteintes portées aux droits humains les plus élémentaires  dans les pays concernés pour mettre en lumière la valeureuse résistance de maires progressistes à Budapest, à Varsovie et ailleurs. Et on aura raison !

Belles fêtes à tous ! Retrouvons-nous en janvier autour des sujets européens qui démangent ou dérangent, mais aussi autour de ceux qui sonnent doux à nos oreilles.
Natacha Ficarelli – Présidente de la MESA

Rétrospective : septembre-novembre 2019

Projection-débat à la Bibliothèque Nationale Universitaire (BNU) du film La Brigade des papiers de Diane Perelsztejn, réalisatrice, avec Bernard Suchecky historien et co-auteur et Jérôme Schweitzer, conservateur à la BNU, le 23 septembre 2019.


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– La MESA a participé avec un stand à la Rentrée des Associations qui s’est tenue les 28 et 29 septembre au parc de la Citadelle.












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Conférence sur le thème de « L’Europe face aux défis budgétaires : comment financer les nouvelles politiques ? » avec Margarida Marques, ancienne Secrétaire d’État aux Affaires européennes, députée européenne en collaboration avec le Collège doctoral européen, le 21 octobre.


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Concert Odyssée de l’exil, le 27 novembre 2019 dans le cadre du festival Strasbourg Méditerranée en collaboration avec Alsace-Crète, la Communauté hellénique d’Alsace et l’Istituto di cultura italiano. C’est dans une salle comble que se sont produits Daniela Tsekova, Francesca Sorteni et Dionysos Idis.


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Rencontre avec Alberto Toscano le 29 novembre 2019 pour la présentation de son livre Ti amo Francia avec Francesco d’Antonio, professeur à l’Université de Strasbourg à la Librairie des Bateliers. cette rencontre a été suivie de la projection du film Les Opportunistes (Il capitale umano) de Paolo Virzi au cinéma Odyssée dans le cadre de notre ciné-club EurOdyssée (débat avec Alberto Toscano et Faruk Gunaltai).


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– Avec le concours de la Professeure Danièle Alexandre, un petit groupe d’une quinzaine de membres de la MESA a assisté à une audience de la Cour européenne des droits de l’homme, le 18 décembre.

L’Europe, c’est ici !

Strasbourg, une capitale européenne remise en question ?

 
Rapport de l’Assemblée nationale sur l’action des autorités françaises en faveur de l’attractivité de Strasbourg, siège européen, fait par les députés Thierry MICHELS et Eric STRAUMANN
– par Julie Théophile, volontaire en service civique
 
         Strasbourg est la capitale parlementaire européenne reconnue, symbole de la réconciliation franco-allemande après la seconde guerre mondiale. Elle se classe au troisième rang mondial des villes hors capitales comptant le plus de représentations diplomatiques, après New York et Genève.
 
Cependant, le siège de Strasbourg fait l’objet d’une contestation croissante, voir même inquiétante. Parmi les principales revendications, on retrouve le coût engendré par le fonctionnement multi-sites du Parlement (Strasbourg, Luxembourg, Bruxelles), alors que les bâtiments du Parlement de Strasbourg ne sont utilisés que 42 jours par an, mais entretenus et chauffés tout le reste de l’année. Est ensuite mis en avant le problème de l’accessibilité. Pourtant, il y a eu de nombreuses améliorations : Strasbourg et Bruxelles sont maintenant reliées par TGV direct et par train via Luxembourg, et ces liaisons sont renforcées pendant les sessions parlementaires. Certes, les deux aéroports n’ont pas la même desserte internationale et cela reste un point noir pour Strasbourg à améliorer.
Les conditions de travail à Strasbourg sont également critiquées, notamment en ce qui concerne la taille des bureaux qui sont bien plus petits qu’à Bruxelles.
 
            Les deux députés proposent ensuite des recommandations afin d’inviter les autorités françaises à confirmer et à renforcer leur engagement en faveur de l’attractivité du siège de Strasbourg. Il pourrait être intéressant de donner le statut d’aéroport international à l’aéroport de Strasbourg. Ensuite, il faut améliorer les conditions d’accueil des parlementaires et de leurs assistant.e.s lors de leur venue à Strasbourg, que ce soit pour leur hébergement ou les transports. La nécessité d’inclure dans la réflexion non seulement les député.e.s européenn.e.s mais aussi leurs assistant.e.s, fonctionnaires, journalistes présents au moment des sessions est un point introduit par la MESA à l’occasion de l’audition de ses représentants par les rapporteurs. Il conviendrait également donner un nouveau rôle aux bâtiments strasbourgeois en dehors des sessions parlementaires afin qu’ils ne restent pas inutilisés. Enfin, il est proposé d’y accueillir certaines sessions de l’Assemblée parlementaire franco-allemande (qui ont d’habitude lieu à Paris et à Berlin), ou encore des conférences internationales et des colloques.
 
Les rapporteurs concluent sur l’importance de trouver des solutions pour renforcer encore davantage le rayonnement de Strasbourg tant son statut dans la construction européenne est primordial.
 
Pour lire le rapport en entier, cliquez
ici.

 
Agenda – décembre 2019 – février 2020
 
30 janvier : Visite de la Pharmacopée

11 février : Conférence avec la Secrétaire générale du Conseil de l’Europe,
Marija Pejčinović Burić.
 

La vie de la MESA

La Maison de l’Europe Strasbourg-Alsace a tenu deux Assemblées générales ordinaires et extraordinaires le 24 septembre et le 28 octobre, à l’ERAGE.

La MESA a le plaisir d’accueillir une nouvelle volontaire en service civique, Julie Théophile, qui sera avec nous jusqu’à  la fin du mois de mai.

 

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à regarder notre site web.

La MESA recrute !

La Maison de l’Europe Strasbourg-Alsace recrute des stagiaires, entre février et juillet 2020. Les stages peuvent durer jusqu’à deux mois. Bien que non rémunérés, ils peuvent être validés dans un cursus de formation au moyen d’une convention de stage signée avec l’Université. Les stagiaires participeront aux nombreuses activités de la MESA et pourront retirer de leur expérience une précieuse autonomie dans des tâches relevant de l’événementiel, la communication, la sensibilisation et l’administration.

Vous serez amené à prendre contact avec les Institutions européennes à Strasbourg, à participer aux activités et à la vie quotidienne de l’association, à organiser des conférences-débats sur les questions européennes, à actualiser le site internet et les réseaux sociaux de la MESA, à rédiger des articles…  

Si vous êtes intéressé.e.s, veuillez envoyer un CV et une courte lettre de motivation à la MESA par mail en indiquant la période de stage souhaitée à l’adresse suivante : secretariat.mesa@gmail.com.

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L’image du mois


Première édition du prix « Plumes libres pour la démocratie » à Strasbourg.

C’est dans le cadre de la 8ème édition du Forum Mondial de la Démocratie qu’a abouti l’idée de la rédaction du Courrier international de s’associer avec la ville de Strasbourg afin de dédier un prix destiné à récompenser les meilleurs articles de presse mettant en avant la défense des valeurs démocratiques.

La première édition du prix « Plumes libres pour la démocratie » s’est donc tenue le 5 novembre dernier au cinéma l’Odyssée à Strasbourg. Présidé par l’artiste iranienne Marjane Satrapi, connue pour sa série de bandes dessinés « Persépolis » relatant la vie en Iran sous le régime des mollahs, le jury du prix a accordé trois distinctions : le meilleur article de presse, le meilleur dessin de presse et le prix du public pour le meilleur dessin de presse.

Sélectionné parmi 27 dessins de presse parus dans la presse étrangère (et exposés durant le Forum à l’Agora de l’Aubette), le dessin de l’artiste portugais Vasco Gargalo a reçu le prix du public. Il figure, de manière stylisée, l’élue brésilienne Marielle Franco, assassinée à Rio en 2018. Le jury a, quant à lui, distingué le dessin de l’artiste américain John Kachik intitulé « L’impossible Mr Trump ». Enfin, le dernier lauréat, le journaliste américain Franklin Foer, a été couronné pour son article intitulé « The Atlantic : bienvenue dans le monde de la post-réalité ».

Outre cette remise de prix, la cérémonie a été l’occasion de tenir un débat sur la liberté des dessinateurs de presse, grâce à la présence du dessinateur suisse Patrick Chapatte, ancien collaborateur du New York Times, avant que ce journal ne décide de ne plus publier de dessin de presse à sa une, suite à l’édition d’un dessin fortement contesté.

En définitive, une très belle initiative conjointe de la ville de Strasbourg et de l’hebdomadaire Courrier international, qui devrait se répéter à l’occasion des prochaines éditions du Forum Mondial de la Démocratie.


Par Francis Gutmann, Secrétaire général
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Les chiffres du mois

Budget et enveloppes supplémentaires de l’UE pour 2020 :
 
– Plus de 500 millions d’euros supplémentaires pour l’action climatique.
– Soutien à la jeunesse : renforcer Erasmus et la lutte contre le chômage des jeunes.
– Dernier budget annuel de l’actuel cadre financier pluriannuel 2014-2020.
 
Pour le budget 2020 de l’UE, les députés ont obtenu un financement renforcé pour protéger le climat, stimuler la recherche, l’investissement dans les infrastructures et soutenir la jeunesse.

Au total, le Parlement a obtenu une enveloppe supplémentaire de 850 millions d’euros pour financer ses priorités :

 
– plus de 500 millions d’euros supplémentaires sont prévus pour des dépenses liées au climat ;
– 302 millions d’euros pour des projets de recherche ;
– 133 millions d’euros pour des investissements dans les infrastructures en réseau (mécanisme pour l’interconnexion en Europe) ; et
– 50 millions d’euros pour Erasmus+ et 28,3 millions d’euros pour l’initiative pour l’emploi des jeunes (et 50 millions d’euros supplémentaires en 2020 si jugé nécessaire).

Au total, les crédits d’engagement  (CE) dans le budget 2020 se montent à 168,7 milliards d’euros (+1,5% par rapport à 2019), et les crédits de paiement  (CP) à 153,6 milliards d’euros (+3,4% par rapport à 2019).

Le Conseil de l’UE a formellement approuvé l’accord conclu avec le Parlement le 25 novembre. Le Parlement a quant à lui arrêté le budget par 543 voix pour, 136 contre et 23 abstentions. Celui-ci a dans la foulée été promulgué par le président du Parlement, David Sassoli.

 
Par Jean-Claude Thierry, membre du bureau
 

 
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Mes’Actualités

Newsletter/Lettre d’information N°55 – juillet – août 2019

Le mot de la Présidente

 

Qui a dit qu’une fois l’échéance électorale passée, le calme reviendrait en Europe ? Il n’en est rien. Après le mois de mai riche en émotions, en rencontres et en actions, l’été a aussi eu son lot de signaux pour l’avenir, d’activités et d’échanges. 

L’attribution des grands postes de l’Union européenne a été l’un de ces signaux, et pas le moindre ! Mettant à l’écart le système des Spitzenkandidaten, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union ont désigné Ursula von der Leyen comme candidate à la présidence de la Commission européenne et nommé Charles Michel à la tête du Conseil européen, Christine Lagarde à celle de la Banque centrale européenne et Josep Borrell au poste de Haut-Représentant de l’UE pour la politique étrangère et la politique de sécurité. Le Parlement européen a ensuite élu son président, David Sassoli, pour la première moitié du mandat. Enfin, le Parlement européen a élu, à une courte majorité, Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne. Alors que les élections européennes de mai dernier avaient vu une croissance sans précédent du taux de participation, la complexité du processus de nomination a certainement eu de quoi dérouter les citoyens du continent. Il faut donc, sans relâche, expliquer  » le pourquoi du comment  » afin que la confiance demeure entre les institutions et les peuples qu’elles représentent.

Un autre enjeu, d’importance significative pour la MESA, a été abordé par le nouveau président du Parlement européen lors d’une réception à l’hôtel de ville de Strasbourg en l’honneur des nouveaux eurodéputés, le 16 juillet dernier. Alors que d’aucuns souhaitent que le Parlement européen ait un lieu de travail unique à Bruxelles, David Sassoli a défendu le siège strasbourgeois. La MESA ne peut que soutenir une telle prise de position. Le rapport d’initiative de Thierry Michels et Eric Straummann présenté le 13 juin dernier à l’Assemblée nationale sur l’action des autorités françaises en faveur de l’attractivité de Strasbourg, siège du Parlement européen, lance pour sa part des pistes pour favoriser le rayonnement de Strasbourg. Auditionnée par les deux députés, la MESA avait notamment fait valoir qu’il était nécessaire de ne pas s’en tenir à l’accueil des seuls députés européens, mais aussi de prêter attention à l’ensemble des acteurs en mobilité à Strasbourg lors des sessions (personnels politiques, fonctionnaires européens, journalistes…).

Enfin, la Présidence française du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe pour une durée de six mois, depuis le 17 mai et jusqu’au 27 novembre, sera l’occasion d’actions, d’initiatives et de collaborations, toujours en vue de faire connaître l’Europe. Voilà un programme qui promet d’être dynamique, et des opportunités qui permettront à la MESA d’informer toujours plus les citoyens sur l’environnement européen et européiste dans lequel ils baignent !

Bel été et bons bains (de soleil) à tous !

Rétrospective : juin – août 2019

15 juin 2019

Asie – Europe : regards, souvenirs, perceptions 
avec Catherine VERGER, auteure de « La Française de Tienamen »,
et Jean-Pierre DOUMEYROU, « Retour de Séoul »,
au Centre européen de la Jeunesse du Conseil de l’Europe


L’Europe, c’est ici !
 
La présidence française du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe : quels enjeux ?
– par Aline Thobie
 

Du 17 mai au 27 novembre 2019, la France préside le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. Ces six mois ne seront pas de tout repos pour la France, ni pour l’organisation intergouvernementale concernée : en premier lieu, les 70 ans du Conseil de l’Europe seront fêtés, et une nouvelle Secrétaire générale, Marija Pejčinović Burić, a été élue par l’Assemblée parlementaire le 16 juin. Mais quelles seront les priorités et les axes de travail de la France ? Il s’agira notamment de préserver la cohésion de l’Organisation, laquelle rassemble 47 Etats membres, notamment en renforçant les liens entre le Comité des Ministres et l’Assemblée parlementaire. 
En outre, le système européen de protection des droits de l’Homme constitue un pilier majeur, que la France entend préserver et consolider d’ici novembre. Liée à ce dernier aspect,
la promotion de l’égalité et du vivre ensemble sera aussi à l’ordre du jour. Enfin, les nouveaux défis en termes de droits de l’Homme et d’Etat de droit seront un des chantiers majeurs de la présidence française. 

Des rencontres et événements vont régulièrement ponctuer ce programme. Un séminaire sur la protection des droits sociaux sera tenu en septembre, de même qu’une conférence sur la lutte contre la peine de mort (octobre), le Forum mondial de la démocratie (novembre) ou encore une conférence sur l’enseignement de l’histoire en Europe (novembre). Vous trouverez le programme détaillé
en cliquant ici
La Russie et le Conseil de l’Europe : fuis-moi, je te suis … 
 
Pour un résumé des tenants et aboutissants du positionnement russe au Conseil de l’Europe
– par Aline Thobie

 
2014. Année dramatique, tant pour la Russie que pour le Conseil de l’Europe, et bien évidemment pour la Crimée. L’annexion de la Crimée par la Russie, au mépris du droit international et du respect de l’autonomie et de l’autodétermination des peuples, est un échec pour le Conseil de l’Europe, qui entend diffuser les valeurs qu’il promeut par-delà l’Oural. Conséquence inévitable, quoi qu’insuffisante car symbolique : la Russie n’a plus le droit de siéger à l’Assemblée parlementaire de l’organisation.

Suite au prochain épisode, 2015 : la Cour constitutionnelle russe s’arroge le droit de ne pas appliquer une décision de la Cour européenne des droits de l’Homme.

2017. Rebondissement attendu et également inévitable : la Russie annonce le gel de sa contribution annuelle de 33 millions d’euros au budget du Conseil de l’Europe. 

118. C’est le nombre de parlementaires des Etats membres du Conseil de l’Europe ayant voté en faveur du retour de la Russie dans l’Assemblée, à savoir 37% des parlementaires. Ainsi semble se conclure, entre les 24 et 25 juin 2019, 5 ans de conflits… D’aucuns ont souhaité le retour de la Russie pour ne pas priver les citoyens russes de la protection qu’offre le Conseil de l’Europe, d’autres récusent la décision, attendu que la guerre fait toujours rage en Ukraine, où la Russie a tout sauf abandonné ses velléités sur le Donbass. 
Agenda – septembre 2019

Journées européennes du patrimoine, 21-22 septembre : exposition à l’ENA, Strasbourg.  » Carnets de voyage des ambassades de France en Europe « , de Virginie Broquet.

23 septembre : projection du documentaire  » La Brigade des papiers « , co-produit avec ARTE et la RTBF, à l’auditorium de la BNU (Strasbourg), à 20h00.

24 septembre : Assemblée générale extraordinaire puis Assemblée générale ordinaire de la MESA.

28 et 29 septembre : Rentrée des associations au Parc de la Citadelle (Strasbourg).

La vie de la MESA

La Maison de l’Europe Strasbourg-Alsace a tenu son Assemblée générale annuelle le 17 juin dernier, à l’ERAGE.

Les actions prévues par la MESA jusqu’à la fin de l’année 2019 et après sont nombreuses, variées et dédiées à des publics divers. Nombre d’événements, de dates anniversaires, d’expositions et de festivals vont se prêter à la mission de notre association : faire connaître l’Europe et diffuser les initiatives des acteurs qui l’incarnent. 

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à venir vers nous lors de la Rentrée des Associations, les 28 et 29 septembre prochains, au Parc de la Citadelle. Nous serons heureux de partager nos projets avec vous. 

La MESA recrute !


La Maison de l’Europe Strasbourg-Alsace recrute des stagiaires, entre septembre 2019 et juillet 2020. Les stages peuvent durer jusqu’à deux mois ! Bien que non rémunérés, ils peuvent être validés dans un cursus de formation au moyen d’une convention de stage signée avec l’Université. Les stagiaires participeront aux nombreuses activités de la MESA et pourront retirer de leur expérience une précieuse autonomie dans des tâches relevant de l’événementiel, la communication, la sensibilisation et l’administration.

Vous serez amené à prendre contact avec les Institutions européennes à Strasbourg, à participer aux activités et à la vie quotidienne de l’association, à organiser des conférences-débats sur les questions européennes, à actualiser le site internet et les réseaux sociaux de la MESA, à rédiger des articles…  

Si vous êtes intéressé.e.s, veuillez envoyer un CV et une courte lettre de motivation à la MESA par mail en indiquant la période de stage souhaitée à l’adresse suivante : secretariat.mesa@gmail.com.


(source: europarl.europa.eu)

L’image du mois
 
Ursula von der Leyen, ministre allemande de la défense, a été nommée par le Conseil européen pour succéder à Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne. Le 16 juillet, elle a été élue par le Parlement européen. Il ne vous échappera pas qu’elle ne figurait pas parmi les Spitzenkandidaten mentionnés dans notre Newsletter précédente … Qu’en comprendre, et comment en est-elle arrivée à ce poste ?

De prime abord, il semble s’agir d’un compromis franco-allemand, accepté ensuite par les autres chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union. Si d’aucuns s’en réjouissent, d’autres regrettent que la démocratie européenne ait perdu de sa force.

Néanmoins, le profil d’Ursula von der Leyen n’est pas sans susciter l’intérêt de tous. Née à Bruxelles, elle a fréquenté une école européenne, étant ainsi devenue bilangue français-allemand. Par la suite, ses études à Londres et à Stanford lui ont permis d’acquérir une maîtrise de l’anglais. Elle est la fille d’Ernst Albrecht, ancien membre de la CECA et de la Commission européenne. Enfin, ses divers mandats électifs, tant régionaux que fédéraux, l’ont démarquée. 

Quelles sont ses idées phares pour l’Europe ? Un pacte vert pour l’Europe, une économie au service des personnes, une Europe adaptée à l’ère du numérique, la protection de notre mode de vie européen, une Europe plus forte sur la scène internationale, et un nouvel élan pour la démocratie européenne. 

Son bilan politique, à échelle allemande, ne fait toutefois pas l’unanimité. Parviendra-t-elle à redorer son image, aux manettes de l’Union européenne ? Les prochains mois nous le diront ! 


Par Aline Thobie
Quels chiffres du mois, après les élections européennes ?
 
751 membres élus ;
28 pays représentés
;
51 % de taux de participation en moyenne, entre 23 % en Slovaquie et 89 % en Belgique ;
40 % de femmes élues ;
50 ans, l’âge moyen des élus ;
21 ans, âge de la plus jeune députée, 82 ans, âge du plus âgé ;
58 % d’élus pour la première fois ;
entre 96 députés (Allemagne) et 6 députés par pays (Luxembourg, Malte) ;
7 groupes politiques ;
3 lieux de travail ;
et 1 siège (Strasbourg), car n’oublions pas que l’Europe, c’est ici !
 
Par Francis Gutmann
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